Détecteur ou avertisseur de radars : quelle différence ?

L’un est parfaitement légal, l’autre est prohibé. Pour nous aider sur la route, on pouvait être accompagné d’un détecteur de radars jusqu’en 2012. Depuis, un décret a interdit des détecteurs mais pas les avertisseurs de radars. Alors quelle est la différence entre ces deux appareils qui fait que l’un est autorisé et l’autre illégal ? On fait le point.

Que stipule le décret 2012-3 ?

Le fameux décret 2012-3 remonte au 03/01/2012. Il prévoit notamment « d’interdire la détention, le transport et l’usage des « avertisseurs de radars », interdiction sanctionnée d’une amende de 1 500 € et d’un retrait de six points du permis ». Cela va sans dire, mais l’appareil est également confisqué. Dans des cas plus rares, les forces de l’ordre peuvent aussi confisquer le véhicule ou suspendre le permis de conduire jusqu’à 3 ans. A savoir également qu’un individu reconnu pour sa capacité à concevoir, vendre ou distribuer ce type d’appareils encourt des peines de la même façon : jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, selon l’article L413-2 du code de la route.

Ce décret concerne les deux appareils suivants :

  • Les détecteurs de radars, qui, à l’aide d’une antenne, repère les ondes émises par les radars et alerte le conducteur de leur présence proche ;
  • Les antiradars brouillent les ondes électromagnétiques des radars et sont parfaitement illégaux.

Le marché aux mains des assistants d’aide à la conduite

Aujourd’hui, on roule donc en compagnie de son assistant d’aide à la conduite ou de son avertisseur, parfaitement en règle si l’on en croit la loi. Là où les détecteurs de radars indiquaient l’emplacement précis des appareils de contrôle, les assistants d’aide à la conduite sont plus vagues et alertent sur des zones dangereuses. Vérifiez que votre appareil soit bien homologué du symbole NF pour être certain qu’il soit bien autorisé par la loi.

Aux appareils de détection, le marché a substitué des moyens de communication par un ensemble de conducteurs. Ce n’est ainsi pas une technologie qui brouille ou qui alerte sur des appareils de contrôle. Les avertisseurs de radars dernière génération utilisent les données mises à disposition par l’Etat (comme les zones balisées en tant que zones de contrôle) ainsi que celles recueillies par leur communauté.

D’ailleurs, les différents acteurs de ce marché innovent pour améliorer la sécurité routière par l’intermédiaire de leurs appareils. Par exemple, Coyote a breveté une nouvelle technologie visant à alerter les automobilistes sur la présence de virages dangereux. Cette nouvelle alerte, nommée Sécurité Prédictive, a pu voir le jour grâce à l’analyse de nombreuses données anonymisées, récoltées via les boitiers Coyote. Désormais, à la suite d’une simple mise à jour du boîtier, les conducteurs de la communauté sont avertis à l’approche d’un virage dangereux et ont l’indication de la vitesse recommandée pour le prendre en toute sécurité.