A quel âge doit-on arrêter de conduire ?

Lorsqu’on a un jeune âge, on est plus habile en matière de conduite automobile. En effet, plus on se rapproche de la vieillesse, plus les facultés diminuent. Le risque d’occasionner des accidents devient élevé à partir de la soixantaine. Selon une étude, 52 % des personnes décédées par accident de route et 49 % des blessés sont des personnes en âge avancé. S’il est vrai que les séniors ne sont pas les seuls responsables des accidents, il faut reconnaître que l’âge est un facteur déterminant de la qualité de conduite.

 

L’impact de l’âge sur la conduite automobile

Les accidents de route concernent aussi bien les jeunes que les personnes en âge avancé. Cependant, le réflexe et l’habileté se perdent au fur et à mesure qu’on vieillit et l’impact de l’âge sur la conduite se ressent à divers niveaux, même si la maîtrise du Code de la route est parfaite. À partir d’un certain âge, le conducteur commence à ressentir la peur quand il est au volant. De ce fait, il perd progressivement confiance en lui. Ce manque de confiance entraîne la plupart du temps une maladresse dans la conduite. Le conducteur aura donc tendance à dévier du droit chemin.

 

Un autre impact de l’âge sur la conduite est le non-respect du Code de la route. On constate généralement un manque de concentration chez les personnes très âgées, ce qui les empêche de remarquer plus tôt les panneaux de signalisation ou les feux tricolores. Par ailleurs, les effets de l’âge peuvent entraîner une diminution de l’acuité visuelle. De plus, il est difficile pour certains conducteurs de bien négocier les virages dans la nuit.

 

À partir de quel âge faut-il arrêter de conduire ?

Il est difficile de répondre à la question directement, car les individus réagissent de différentes manières. Comme il est connu de tous, la jeunesse et la vieillesse relèvent d’un état d’esprit. Un individu âgé de 45 ans peut constater une diminution de ses facultés pendant qu’un autre de 70 ans les a encore. Généralement la perte des aptitudes se constate à partir de 65 ans.

 

Toutefois, il ne faut pas oublier l’aspect subjectif de la question. Il revient donc à chaque personne de s’autoévaluer pour savoir où elle en est. Lorsque vous constatez à votre niveau l’un des impacts décrits ci-dessus ou chez un proche à vous, vous devez prendre cela très au sérieux. En France, il n’existe pas un examen de contrôle pour vérifier l’aptitude à conduire à l’âge avancé. Donc il est important de remettre en question ses aptitudes à partir de la cinquantaine.

 

Que faire pour continuer à pratiquer la conduite automobile en âge avancé ?

Lorsque vous constatez certaines irrégularités à votre niveau ou chez l’un de vos proches, la première des choses à faire est de consulter un médecin. Vous pouvez vous adresser à la commission médicale des permis de conduire. Cette commission vous examinera et décidera du maintien ou non de votre permis de conduire. Elle peut aussi mettre certaines limitations à la pratique de la conduite.

 

Ensuite, faites des cours de renforcement avec un moniteur d’auto-école. Ces cours vous aideront à réapprendre le Code de la route, retrouver vos réflexes et à avoir confiance en vous. Toutefois il est toujours plus prudent à un certain âge de réduire la conduite sur les longs trajets. Préférez aussi les voies que vous maîtrisez le plus.